
14-18 : les poilus écrivent la violence mais taisent la peur
- Documentary
- History
durée : 00:02:54 - Le Cours de l'histoire - Dans les guerres, hier comme aujourd’hui, il y a ce que les soldats racontent et ce qu'ils gardent pour eux. Il y a plus de cent ans, dans les lettres à leurs proches, les hommes de 14 ont écrit leur quotidien et l’extrême violence du front. Mais ils ont tu une émotion, la plus puissante : la peur. - équipe : Élodie Piel, Camille Renard, Thomas Jost - invités : Clémentine Vidal-Naquet Professeure d'histoire contemporaine à l'Université de Rouen-Normandie, spécialiste de l'intime et des relations conjugales pendant la Première Guerre mondiale. Vous aimez ce podc...
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Dans les guerres d'hier comme dans celle d'aujourd'hui, il y a ce que les soldats racontent et ce qu'ils gardent pour eux. Il y a plus de 100 ans, dans les lettres à leurs proches, les hommes de 14 ont décrit leur quotidien et l'extrême violence du front. Ils ont beaucoup écrit, sauf une émotion, la plus puissante, la peur.
En août 1914, dans l'une de ces toutes premières lettres, George, un cartonnier parisien, tente de rassurer sa femme Lili. Il lui écrit ceci. Je puis te dire, fermement que je reviendrai car il est certain que dès les premiers feux je tomberai dans un fossé et je resterai là jusqu'à ce que l'on vienne me relever. Il n'imagine pas que sa femme puisse
attendre de lui une quelconque posture héroïque, elle qui lui écrit pourtant, tu reviendras à la tête haute heureux d'avoir défendu ton pays. À partir de là, Georges change de ton et en mars 1915, en position dans les tranchées de champagne, il prétend même, tu vois mon amour que nous n'avons pas peur et que nous attendons sans crainte et avec beaucoup de courage, le jour où il faudra
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