
Mercredi 24 juin, François Sorel a reçu Thomas Serval, PDG de Baracoda ; Stéphane Zibi, consultant spécialiste en transformation numérique et en IA et Philippe Dewost, strategic advisor chez Jolt Capital, président de Phileos et cofondateur de Wanadoo. Ils se sont penchés sur le licenciement de 800 ingénieurs en France par Renault, la quasi-fusion manquée entre Apple et Disney, ainsi que sur la volonté de John Ternus de ressusciter la culture de l'innovation esthétique, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la...
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A l'écoute des entreprises avec l'APEC, pour aider les entreprises à recruter plus efficacement, l'APEC propose un accompagnement dédié, car une lafond vous êtes RRH chez CEDIMA en quoi consiste cet accompagnement. Alors l'APEC nous accompagne dans la préparation de l'offre et la présélection de candidats
qualifiés avec Sourcing Plus. C'est un vrai gain de temps. Quelque soit le poste, mon consultant APEC a toujours surlevé le défi. Son expertise et la qualité de nos échanges sont un véritable levier pour nos recrutements.
Rendez-vous sur apec.fr, espace recruteur. Il est 20h02, en ce mercredi soir, c'est Tech & Co la quotidienne. On débrie l'actu Tech, vous le savez, chaque soir pendant une heure de 19h30 à 20h30. Et puis ensuite, on explore plein de sujets liés à la Tech.
Tout à l'heure, on parlera justement d'automobiles. Et évidemment, vous retrouverez Léa Benahim pour le Tech Flash et notre rendez-vous avec la rédaction de BFM Tech pour commenter l'actu ce soir. Thomas Serval est avec nous, nous avons Stéphane Zibi et Philippe De Vost. Avant de revenir sur cette histoire incroyable
de possible fusion qui est tombée à l'eau entre Disney et Apple, j'aimerais qu'on rebondisse sur l'actualité avec cette information qui vient de tomber. Le groupe Rono vient d'annoncer la la suppression de 800 ingénieurs sur 5 500. Alors ce sont des départs volontaires, ce ne sont pas des licenciements secs, comme on dit,
mais quand même 800. Alors derrière tout ça, après le départ de ces 800, ils en réembaucheront entre 150 et 200 de nouveaux ingénieurs. Et je voulais qu'on évoque rapidement ce sujet parce que, voilà, on est là dans un temps social d'un constructeur automobile qui se bat comme il peut contre les Chinois, contre Tesla, etc.
Mais est-ce que c'est aussi à cause de la tech, tout ça ? Est-ce que c'est à cause de l'IA ? – Churment. – Churment.
– Donc peut-être pour nous, on a une autre produit B-Connect, qui est un peu l'histoire de Prometheus, qui a commencé ce qui veut dire qu'aujourd'hui, avec de l'IA et des agents,
on peut complètement révolutionner la manière dont on conçoit des blocs ingénieurs et test les produits industriels. Ce qu'on voit sur la filière automotive,
c'est que ça fait 10 ans, 15 ans qu'elle est en crise, elle n'a pas vu et anticipé l'électronique, mais surtout elle a fonctionné, elle est restée compétitive en Europe par la baisse des coûts.
Et en fait la baisse des coûts c'est l'ensemble de l'appauvrissement de la chaîne des sous-traitances avec des marques qui étaient en charge du marketing, de l'assemblage final et des ingénieurs qui étaient là pour vérifier la conformité de la voiture aux normes envigues. Quand on a vu le modèle chinois il est arrivé, il déléguait l'innovation et l'intelligence
non plus au fournisseur, enfin non plus à eux, mais à des fournisseurs de premier rang, des Valéo, des... Oui bien sûr, des Bosch, etc. Et donc en fait, ce qui est intéressant, c'est que ce modèle qui a permis à l'industrie européenne de rester compétitif avec le Coscotique, c'était les Carlos Ghosn, etc., à un moment où il y a une révolution majeure sur ce qu'est une voiture,
qui est aujourd'hui un ordinateur avec un moteur électrique et des roues, alors qu'avant c'était un moteur thermique, avec un savoir-faire d'ingénieur qui était une complexité immense. Oui, c'est vrai. En fait, la formule de ce que c'est qu'un constructeur automobile a la changé.
Oui. Et on changement de paradigme, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, la force d'une voiture, c'est l'électronique et le soft. – Exactement. Et donc, ils ne savent pas faire,
ils ne savent pas faire avec les ingénieurs qu'ils ont. Et donc, ils ont besoin de recruter les nouveaux types d'ingénieurs. Ils ont un autre problème, qui est quand même ce qui tue l'industrie européenne,
c'est que le cycle de développement de nouveaux produits, des grands donordes d'or, c'est 5 ans. Les Chinois, c'est 9 mois. Alors, ils fonctionnent d'une manière totalement opposée.
Les Chinois, la voiture, quand elle est lancée, elle marche pas vraiment, Mais ils vont faire des... Un peu comme une Tesla, on fait des updates. Parce que comme tu l'as dit, c'est du soft.
Une fois que le moteur marche et le truc de machin, le reste de la voiture, elle va se finir avec. – Enfin, avec la voiture, il y a quand même des notions de sécurité qui sont un peu graves. C'est cette voiture, elle n'est pas prête et que tu te craches à 130, parce qu'il y a un bug.
– Mais c'est ce qui se passe en Chine, on le cache un peu, mais les Chinois acceptent de certaines manières sur le menu. – Oui, ils veulent se sacrifier sur l'hôtel de l'innovation. – Voilà, en Europe, on est dans la conformité.
Et donc pour lancer une véhicule, pour avoir toutes les normes, les autorisations, et les ingénieurs de Renault, c'était ça leur boulot. – Entre autres. – C'était essentiellement ça leur boulot, parce que, par exemple, le truc qui permettait à la voiture de se guérer tout seul,
c'était plutôt le sous-traitant qui le faisait, le truc qui permettait de piloter le moteur, c'était tout le temps. – C'est une urgence. – Ils étaient assembleurs de technologies – qui se mettaient sur étagères, – ou avec des specs,
avec un écosystème complètement contrôlé. Aujourd'hui, ce truc-là est complètement cassé, et donc ils doivent réinventer leur signe d'innovation, la valeur, cœur de leur métier,
On voit bien que Tesla c'est du soft. Et du manufacturer. L'autre chose qu'a démontré Tesla avant de se faire attraper par les Chinois, c'est le fait que Tesla,
enfin Meus, qui est un obsédé de la verticalisation, jusque dans l'espace. Et Tesla, c'est la giga-presse. C'est la réduction d'une onde de pièces qui constitue le châssis de la voiture à 4 ou 5 je caricatures,
mais qui sont emboutis d'un coup. Donc c'est toute une révision du process parce que Mosque a revisité l'usine. Alors qu'effectivement quand tu es dans une culture de l'assemblage dominée par, pour moi les deux grands trucs qui ont tué,
enfin qui tuent les très grandes entreprises industrielles européennes et notamment françaises,
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