DMA : Apple perd en justice contre l'Europe – 08/07

DMA : Apple perd en justice contre l'Europe – 08/07

Tech&Co, la quotidienne

B2July 8, 202629 min
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Mercredi 8 juillet, François Sorel a reçu Thomas Serval, PDG de Baracoda, Augustin Sayer, cofondateur d'Ovni, Didier Sanz, journaliste Tech, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. Ils se sont penchés sur l'échec d'Apple à échapper au DMA ainsi que sur la limitation de l'accès des étrangers aux IA chinoises envisagée par Pékin, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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TEC&CO, la quotidienne, le débrief de la tech. Avec un plateau encore une fois ce soir, 5 étoiles les amis. Non pas 2, non pas 3, mais 4 débrifeurs sur le plateau de TEC&CO. Jusqu'à 21h, c'est le Grand Luxe.

Nous avons Thomas Serval qui est là. Salut Thomas ! Salut François ! Heureux te retrouvé mon cher Thomas, Thomas qui est PDG de Baracoda entre autres,

à tes côtés c'est Didier Essence. Salut Didier ! Hello ! Journaliste, évidemment Tech depuis de nombreuses années.

Nous avons aussi le plaisir d'accueillir ce soir Augustin Seier. Salut Augustin ! Bonsoir François ! Qui maintenant partage sa vie entre Paris et les U.S.

voire même tu es plus souvent aux U.S. qu'à Paris. Je suis le St. Francisco. Voilà. C'est toujours sympa de revenir à Paris et d'être sur ce plateau.

Eh ben on est très heureux de t'accueillir et tu sais que tu es toujours le bienvenu. Tu es le co-fondateur de VNI et bien sûr Frédéric Simotel. Bonsoir ! On va installer FM Business.

Grosse actue et on va commencer donc par cette nouvelle victoire pour Bruxelles dans son bras de fer avec les géants de la tech. Apple vient de perdre donc son recours contre la Commission européenne, le groupe en fait contesté son statut de contrôleur d'accès prévu par le Digital Markets Act, le fameux DMA, une décision qui l'oblige à continuer d'ouvrir son écosystème à la concurrence. Et ça ne plaît pas Apple, les explications de Léa Benaiu mais on revient après sur ce plateau.

Apple a voulu faire tomber son statut de gatekeeper mais a perdu sur toute la ligne. Le groupe ne contestait pas le DMA lui-même mais sa désignation comme contrôleur d'accès. Un statut qui déclenche toutes les obligations prévues par cette loi européenne. D'abord l'entreprise estimait que les abstords de l'iPhone, de l'iPad, du Mac ou de l'Apple

Watch étaient des services distincts. Une manière de réduire le périmètre des obligations qui lui sont imposées. Autre sujet crucial, l'interopérabilité. Selon Apple contraindre iOS à s'ouvrir davantage aux appareils,

accessoires et logiciels concurrents risqueraient de fragiliser la sécurité et la confidentialité de ces utilisateurs. Mais là encore, le tribunal de l'UE a dit non, résultat. Apple restera un guide keeper.

Le groupe devra continuer à ouvrir son écosystème, autoriser des boutiques d'applications alternatives et laisser les développeurs proposer d'autres moyens de paiement, une décision qui conforte la stratégie de Bruxelles

pour limiter le pouvoir des géants de la tech. Voilà, et c'est vrai que le pouvoir d'Apple est, on va dire, un peu bousculé avec ce DMA. Apple déteste ça, le dit, le répète. À chaque fois, vous savez que dans quelques semaines devra arriver le fameux Syrie et Aïe,

qui est la nouvelle génération de Syrie, et Apple l'a dit lors de la WWDC, Bah Syri ne sera pas disponible en Europe tout de suite. On ne sait même pas s'il sera disponible un jour à cause entre autres du DMA,

qui est aussi un peu de RGPD, mais on en sera plus à la rentrée. Alors il y a pas mal de choses à dire. Léa a bien expliqué la situation, mais quand même revenir, peut-être Thomas pour commencer sur cette situation complètement inédite

pour Apple d'être aujourd'hui contraint par l'Europe. à peine n'a jamais été contraint depuis 20 ans, 30 ans qu'ils existent. Là maintenant, c'est une autre histoire. C'est un moment Microsoft, effectivement.

On a un bon led, le navigateur qui était super souvient tous. Ça a eu un impact important sur la trajectoire de Microsoft. Mais ce qui est malheureux, c'est qu'il faut bien voir que l'App Store, il s'est créé contre la vie de tout le monde.

Il s'est créé à l'époque où on pensait qu'il fallait télécharger des fichiers, qu'il fallait laisser à chaque utilisateur. et les appstores ont gagné, appel à imposer cette vision. – Même Steve Jobs n'était pas OK pour l'appstore au tout début,

après il a été convaincu par son... – Je n'étais pas d'accord pour ouvrir au développeur la possibilité de faire des applications. – C'est ça. – Moi, j'avais vécu à cette époque-là.

Mais donc, grosso modo, il faut voir que cette innovation qui a fait exploser un nouveau business qui était celui de la vente d'application, elle a tourné naturellement au Monopole, puisque quelque part on ne peut pas d'un côté avoir à être l'endroit où on valide les applications. Il y a des pros et cons. Ce qui est clair, c'est qu'aujourd'hui, l'ensemble des contrats,

enfin moi je peux parler d'expérience, Apple met beaucoup de contraintes quand elle a commercialisé l'utilisation de ses produits pour éviter qu'on lui détourne des flux de revenus. Ils ont perdu aux États-Unis aussi, il n'y a pas qu'en Europe qui perdent. Ils perdent parce qu'ils sont le monopole sur la distribution des applications.

Qu'est-ce qu'on fait du Sud aussi ? Je crois qu'il y a l'Australie aussi qui s'emmèle, enfin ça commence un peu à craquer un peu partout. Et pour le consommateur c'est probablement mieux. je peux donner un exemple assez concret.

Aujourd'hui, Apple autorise à vendre sur l'App Store des produits software. Mais beaucoup de produits maintenant sont des bundles entre du hardware et des softwares. On n'a pas le droit de vendre du hardware sur l'App Store. Donc je peux pas acheter par exemple, je sais pas moi, un casque audio sur la console. Et surtout un bundle entre un produit hardware et software.

Aversement, Amazon t'a perdu de vendre du logiciel et t'as autorisé. Donc en fait, toutes ces plateformes sont en train quand même de contraindre un écosystème qui pourrait se réinventer autour de trucs intégrés. Et donc c'est pas mal de forcer des alternatives.

C'est aussi pas mal de faire en sorte qu'il y ait peut-être des offres alternatives, notamment sur des sujets sur lesquels Apple ne veut pas aller à cause de l'IA, que l'on va reparler. Donc pour moi, c'est quand même pas mal,

d'abord parce que ça fait toujours du bien de ce coin peu l'écosystème. En fait, le problème c'est que l'Europe est impuissante. Les consommateurs veulent de l'app Store. Apple va faire ce qu'il fait avec Siri.ai.

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