durée : 00:15:54 - Une histoire de... - par : Ariel Wizman - Victime du "syndrome du savant" ! A tant se consacrer à l’étude excessive, à la philosophie et à la lecture, le philosophe David Hume finit par y laisser sa santé. Son médecin diagnostiqua alors ce mal singulier. Ainsi, trop penser pouvait donc, à l’occasion, rendre malade de corps et d'esprit. - équipe : Corinne Amar Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
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Mais déjà, nos parents se lamentaient de nous voir avachis devant flipper le dauphin à la télévision.
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Et si l'on remonte trois siècles en arrière, qu'elle était donc le vice des jeunes,
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Transcription
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Chers auditeurs de France Culture, je vais vous raconter une histoire. Comme nous sommes navrés, à la vue d'adolescents noyés dans l'eau mi-cassée de leurs écrans, distrait par la cueillette frénétique de vidéo dont il ne restera rien, sinon un déficit attentionnel. Mais déjà, nos parents se lamentaient de nous voir avachis devant flipper le dauphin à la télévision.
Et leurs parents n'avaient-ils pas considéré le cinéma comme une influence morbide ? Et si l'on remonte trois siècles en arrière, qu'elle était donc le vice des jeunes, eh bien il fut un siècle, le 18e, pour qui le poison était tout simplement dans les livres et l'enfer, dans la lecture. Et c'est ce qui mena l'un des plus grands philosophes de tous les temps,
David Hume, à l'orage de 18 ans, vers une forme unique de dépression, qui défreillait alors la chronique Morbi Eruditorum, la maladie des savants. Or assurez-vous, nous sommes aujourd'hui bien à l'abri d'un tel fléau, celui de l'intellectuel qui se coupe du monde pour penser et se rend ainsi malade de corps et d'esprit.
C'était le début. La suite de l'épisode (14 min) est dans le lecteur : chaque mot cliquable, avec traduction, mots enregistrés et cartes mémoire.
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