
Le débat du jeudi
Au club de conversation de la bibliothèque, Amara dit toujours « je suis d'accord », parce qu'elle a peur de se tromper. Ce jeudi, le sujet est le télétravail, et pour la première fois, elle n'est pas d'accord du tout. Une histoire construite autour de 15 mots de l'expression orale du TCF (tâche 3).
اقرأ هنا — اضغط على أي كلمة لترى معناها
Je suis d'accord
Tous les jeudis soir, à dix-neuf heures, dans une petite salle au deuxième étage de la bibliothèque du quartier, il y avait un club de conversation en français.
On y trouvait toujours les mêmes personnes, ou presque. Lucas, vingt-cinq ans, programmeur, qui parlait vite et avec les mains. Monsieur Ferreira, soixante ans, ancien chauffeur d'autobus, qui racontait des histoires très longues. Mei, étudiante en pharmacie, qui posait toujours des questions de grammaire. Et Amara.
Amara venait depuis six mois. Elle arrivait à l'heure, elle s'asseyait près de la fenêtre, elle écoutait avec attention. Et quand quelqu'un lui demandait son avis, elle répondait presque toujours la même chose.
— Je suis d'accord.
Elle était d'accord avec Lucas. Elle était d'accord avec monsieur Ferreira. Une fois, elle avait même été d'accord avec les deux, alors qu'ils disaient le contraire.
Ce n'était pas parce qu'elle n'avait pas d'opinion. Amara avait beaucoup d'opinions. Mais en français, elle avait peur. Peur de faire une faute. Peur de ne pas trouver le mot. Peur que tout le monde la regarde pendant qu'elle cherchait. « Je suis d'accord », c'était court, c'était correct, et après, on parlait de quelqu'un d'autre.
Le problème, c'est que dans cinq semaines, elle passait le TCF Canada. Et dans la tâche 3 de l'expression orale, on ne peut pas dire « je suis d'accord » pendant quatre minutes et demie.
الحلقات
كل الحلقات- 1Le message16 دقيقة
- 2Le coup de fil15 دقيقة
- 3Le débat du jeudi15 دقيقة





