
La Parure (français facile)
Mathilde Loisel rêve d'une vie riche. Pour un bal au ministère, elle emprunte une rivière de diamants à une amie, et elle la perd. Une version simplifiée de la célèbre nouvelle de Maupassant.
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Mathilde était une jeune femme très jolie et très charmante. Mais elle était née dans une famille modeste, une famille d'employés. Elle n'avait pas d'argent, pas d'espoir de rencontrer un homme riche et célèbre. Alors elle s'est mariée avec un petit employé du ministère de l'Instruction publique, Monsieur Loisel.
Elle était simple, parce qu'elle ne pouvait pas être élégante. Mais elle était malheureuse. Elle sentait qu'elle était née pour une vie de luxe. Elle souffrait de la pauvreté de son appartement, des murs gris, des chaises usées, des rideaux laids. Une autre femme de son milieu n'aurait pas remarqué ces choses. Mais elle, elle les remarquait, et elle en souffrait.
Quand elle dînait en face de son mari, devant une nappe de trois jours, et que son mari ouvrait la soupière en disant d'un air heureux : « Ah ! le bon pot-au-feu ! Je ne connais rien de meilleur que ça ! », elle pensait aux dîners élégants, aux salons avec des tapisseries anciennes, aux plats délicieux servis dans de la vaisselle magnifique.
Elle n'avait pas de belles robes, pas de bijoux, rien. Et elle n'aimait que ça. Elle se sentait faite pour ça.
Elle avait une amie riche, une ancienne camarade d'école, Madame Forestier. Mais elle ne voulait plus aller la voir, parce qu'elle souffrait trop quand elle revenait chez elle. Elle pleurait pendant des jours.





