
La Machine
de FlexiLingo · 4 pages · 7 min
Un lundi matin, la vieille machine à espresso italienne du Café Bouquin tombe en panne. La file d'attente arrive jusqu'au trottoir, et le technicien ne peut pas venir avant mercredi.
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La machine à espresso du Café Bouquin a trente ans. Elle est venue d'Italie en bateau. Marc l'a achetée d'occasion quand il a ouvert le café. Elle est grande, brillante et un peu capricieuse. Marc lui parle comme à une personne. Il l'appelle Signora.
Un lundi matin de novembre, à sept heures cinq, Signora a fait un bruit bizarre. Pchhhht. Puis clonk. Puis plus rien.
Marc a appuyé sur le bouton. Rien. Il a éteint la machine. Il l'a rallumée. Rien.
« Non, non, non, non, a dit Marc. Pas aujourd'hui, Signora. S'il te plaît. »
À sept heures et quart, les premiers clients sont arrivés. Madame Roy voulait son allongé. Monsieur Chen voulait son cappuccino. Un homme en costume voulait un double espresso « très, très vite ».
« Désolé, a dit Marc. La machine est en panne. »
Monsieur Chen a regardé la machine comme on regarde un ami malade.
Marc a téléphoné au technicien, Monsieur Bruno. Monsieur Bruno répare toutes les vieilles machines italiennes de Montréal.
« Bonjour, Marc. Signora ? Encore ? Je suis à Laval toute la journée. Et demain, je suis à Sherbrooke. Je peux venir mercredi matin. »
« Mercredi ? » Marc a raccroché. Il avait l'air désespéré.
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