En une ligne
Conjuguez
venir, ajoutezde, puis l'infinitif. Cela veut dire que l'action s'est faite il y a un instant.
Les formes de cette page
| Forme | Sens | Prononciation |
|---|---|---|
venir de | avoir fait quelque chose il y a un instant | /və.niʁ də/ |
Le tableau
| Sens | Prononciation | |
|---|---|---|
je viens de + partir | je suis parti il y a un instant | /ʒə vjɛ̃ də/ · /paʁ.tiʁ/ |
tu viens de + partir | /ty vjɛ̃ də/ · /paʁ.tiʁ/ | |
il vient de + partir | /il vjɛ̃ də/ · /paʁ.tiʁ/ | |
nous venons de + partir | /nu və.nɔ̃ də/ · /paʁ.tiʁ/ | |
vous venez de + partir | /vu və.ne də/ · /paʁ.tiʁ/ | |
ils viennent de + partir | /il vjɛn də/ · /paʁ.tiʁ/ |
Ce de est obligatoire et ne disparaît jamais.
Beaucoup de langues expriment cette idée avec un adverbe (« tout juste », « à l'instant ») placé dans un temps du passé. En français, le sens est porté par
venir delui-même — inutile de chercher un adverbe à traduire : changez toute la forme de la phrase.Je viens de manger.·Elle venait de partir.
Sa symétrie avec le futur proche
| Structure | Sens | |
|---|---|---|
| futur proche | aller /a.le/ + infinitif | Je vais partir. /ʒə vɛ paʁ.tiʁ/ je pars dans un instant |
| passé récent | venir de /və.niʁ də/ + infinitif | Je viens de partir. /ʒə vjɛ̃ də paʁ.tiʁ/ je suis parti il y a un instant |
Aller → vers l'avant. Venir → vers l'arrière. Cette seule ligne contient tout le système.
Beaucoup de langues emploient déjà « aller » pour le futur proche — une moitié de la paire vous est donc familière. Le français complète simplement la symétrie avec
venir.
Exceptions
| Exception | Ce qui se passe |
|---|---|
de /də/ s'élide devant une voyelle | Je viens d'arriver. /ʒə vjɛ̃ da.ʁi.ve/ |
| Seulement pour un passé très proche | pour hier ou l'année dernière, employez le passé composé |
| Rare à la forme négative | Je n'ai pas encore … /ʒə ne pa.z‿ɑ̃.kɔʁ/ est plus naturel |
| Les pronoms compléments se placent devant l'infinitif | Je viens de le voir. /ʒə vjɛ̃ də lə vwaʁ/ |
venir de /və.niʁ də/ + nom ≠ venir de /və.niʁ də/ + infinitif | Je viens de Paris. /ʒə vjɛ̃ də pa.ʁi/ = je suis originaire de Paris (l'origine) Je viens de partir. /ʒə vjɛ̃ də paʁ.tiʁ/ = je suis parti il y a un instant. C'est ce qui suit qui fait la différence |
Exemples
| Français | Prononciation | Sens |
|---|---|---|
Je viens d'arriver. | /ʒə vjɛ̃ da.ʁi.ve/ | je suis là depuis un instant |
Nous venons de manger. | /nu və.nɔ̃ də mɑ̃.ʒe/ | le repas vient de finir |
Il vient de finir. | /il vjɛ̃ də fi.niʁ/ | il a terminé il y a un instant |
Je viens de le voir. | /ʒə vjɛ̃ də lə vwaʁ/ | le pronom se place devant l'infinitif |
Je viens de me lever. | /ʒə vjɛ̃ də mə lə.ve/ | je suis sorti du lit il y a un instant |
Erreurs fréquentes
| ❌ | ✅ | Pourquoi |
|---|---|---|
Je viens partir. | Je viens de partir. | Ce de est obligatoire |
Je viens de parti. | Je viens de partir. | Il faut un infinitif, pas un participe |
Je viens de arriver. | Je viens d'arriver. | de s'élide devant une voyelle |
Je viens de partir hier. | Je suis parti hier. | Pour hier, employez le passé composé |
Je viens juste de partir pour insister | correct, mais juste est facultatif | L'idée de « tout juste » est déjà dans venir de |
Et l'ambiguïté de venir de
une même formule, deux sens complètement différents
| Exemple | Sens | Comment les distinguer | Prononciation |
|---|---|---|---|
Je viens de Paris. | je suis originaire de Paris | un nom suit | /ʒə vjɛ̃ də pa.ʁi/ |
Je viens de partir. | je suis parti il y a un instant | un infinitif suit | /ʒə vjɛ̃ də paʁ.tiʁ/ |
Un nom après
de→ un lieu. Un infinitif → le passé récent.
C'est le même test que pour Quel : c'est ce qui suit qui dit quelle structure vous avez sous les yeux.
Dans beaucoup de langues, ces deux idées ne partagent aucun mot, et rien ne vous avertit qu'elles peuvent se ressembler en français. Faites le test plutôt que de traduire : nom → origine, infinitif → passé récent.