Grands évènements, sorties musicales, histoires de stars, cinéma et actualité. Christophe Hondelatte passe au crible en 5 épisodes une année de l'histoire, enrichie grâce aux archives d'Europe 1. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Europe 1 1975. On de la traconte sur Europe 1. Le 27 février 1975, avenue de la République à Paris, trois individus brattent la succursale de la société centrale de banque.
La scène se déroule en pleine après-midi et elle tourne vite au drame. Les malfaiteurs communiquent rapidement leurs exigences. Europe numéro un est sur le coup. On a des otages. Vous êtes un des grands... des personnes qui retenaient des otages ?
On a deux hommes et un homme. Il y a un ami qui est mort. Un ami à vous ? Et le caissier aussi, il est mort. Il y a quatre hommes à l'intérieur encore.
Il y a un otage de mort. Et vous qui êtes-vous ? Hein ? Et vous qui êtes-vous ?
Nous ? Oui. Il faudrait qu'on parte vivant, sinon tous les otages morts. Vous comprenez ?
Oui. Il faut la voie libre et une voiture. Vous m'attendez ? Oui, très bien.
Vous avez des exigeants ? Oui. Oui, qu'est-ce que vous désirez ? On veut 100 millions.
100 millions et une voiture. On a 4 otages. Il ne faut pas qu'il y ait une seule pénétration à l'intérieur de la banque, sinon les otages mourront.
Sans arrêt, les revolvers sont braqués sur eux. C'est la première fois qu'une prise d'otage a lieu lors d'un Holt. Et les journalistes d'Europe 1 sortent sur le coup. Ils n'en loupent pas une miette.
Tout a commencé à 16h15 lorsqu'une Austin jaune est venue se garer près de la porte de la banque avenue de la République. De cette voiture sont sortis deux hommes, deux hommes jaunes qui ont pénétré dans la banque. Le troisième, lui, reste au volant de l'Austin et le moteur tourne au ralenti. A l'intérieur de la banque, il y a bien sûr des clients et il y a aussi des employés,
des employés qui attendent l'arrivée du fourgon blindé d'une société de transport de fonds et les sacs sont prêts, ils sont plombés derrière le comptoir. Dès l'arrivée des gangsters, le caissier qui a payé de sa vie son geste, actionnent le signal d'alarme.
Un policier au dehors, un policier qui règle la circulation, est intrigué par cette voiture qui a été volée il y a deux ou trois jours. Il s'approche au moment où le signal d'alarme retentit. Le chauffeur, qui a eu le temps de se masquer avec le haut de son pilote vert,
sort, ouvre le feu. À ce moment-là, une voiture de la brigade de répression du banditisme, une voiture qui patrouille à Venue de la République, débouche. Un inspecteur tire sur le gangster qui tombe une balle en plein cœur.
Dans la banque, les deux complices ont entendu des coups de feu. Ils prennent deux otages, deux femmes pour couvrir leur fuite, mais les inspecteurs ont déjà pris position face à l'entrée de cette banque. Il y a un échange de coups de feu.
L'un des gangsters même serait blessé. En se protégeant avec les deux otages, les gangsters se replient à l'intérieur de la banque et gardent avec eux six personnes, trois hommes et trois femmes.
Pour la brigade de répression du banditisme, c'est le baptême du feu. L'unité a été créée quelques semaines plus tôt. Les négociations entre les deux camps prennent du temps. Nous ne sommes pas des enfants de cœur.
On est des génies. On en est à notre 20e coup. Ça fait deux ans que l'adon se poursuit pour nous. Et d'ailleurs, on n'en a rien à foutre. À 17h, le chef de l'antiganque est dépêché sur place pour poursuivre les négociations.
Les braqueurs veulent un million chacun. Une voiture, des fusils et un avion prêt à décoller d'Orlé. À 2h25, une Alfa Romeo fournie par un habitant du quartier et deux sacs de billets sont mis à leur disposition.
À 2h30, les malfrats sortent de la banque avec 3 otages sur 6. Les femmes. Une course-poursuite débute en plein Paris, mais elle est de courte durée. Dans le quartier de Barbès, les membres de la BRB perdent de la trace de l'alpha.
Vers les Champs-Elysées, les malfaiteurs tentent de braquer une voiture, sans succès. Depuis l'hôpital, où il a été conduit, le conducteur raconte avec un calme étonnant le déroulement des événements. J'étais tranquillement arrêté au feu rouge au milieu de la rue des Champs-Elysées, à peu près la hauteur de la rue du Colisée. Et il y a une Alfa Romeo qui est venue nous coincer.
Il y a eu un petit choc, pas grand chose. Le choc m'a fait me retourner. J'ai vu donc l'Alfa qui m'avait coincé. Je me suis demandé, tiens, mais qu'est-ce qu'ils font là ? Comment ils sont arrivés à se mettre dans cette position ? Donc, moi, je suis descendu pour voir les dégâts qu'il pouvait y avoir dans la voiture.
Je suis descendu tranquillement. À ce moment-là, probablement le conducteur est descendu très rapidement. Il m'a tout de suite tiré dessus. immédiatement quand j'étais en train de descendre il m'a tiré une balle dans la
jambe en me disant bouge pas c'est nous qui avons les otages c'est nous le coup de la république il était masqué il avait une cagoule grise avec des espèces de liseré rouge autour des yeux j'ai pas senti grand chose la détonation c'était plutôt un j'ai cru que c'était un pistolet d'armes et plutôt une blague
au début j'ai moi j'ai rigolé j'ai regardé ma jambe j'ai vu que j'avais pas de sang et pas de trou je le voyais pas le trou et je dis mais espèce de de crétin ou quelque chose comme ça, c'est tout. Puis j'ai avancé sur lui d'ailleurs.
À ce moment-là, il s'est débiné. Il s'est remonté dans la voiture et c'est là que j'ai senti quand même, je commençais à sentir que ça commençait à faire mal. Alors je suis remonté dans la voiture, j'essayais de les prendre en chasse.
On a dû aller du grillé et de feu rouge. Puis au bout de 50 mètres, j'ai commencé à un petit peu tourner de l'œil. Je me suis arrêté, je suis passé à l'arrière. Un de mes amis a pris le volant.
Finalement, les deux braqueurs réussissent à voler une autre voiture. Ils abandonnent l'Alpha et relâchent enfin les otages. Elles sont bien sûr un peu choquées par les preuves qu'elles viennent de traverser, mais elles sont en tous les cas saines et sauves. Elles ont été conduites à la police judiciaire où elles viennent d'arriver et où leur famille bien sûr sera prévenue.
Dans la voiture, l'ambiance était tendue, comme le raconte l'une des otages au micro d'Europe numéro 1.
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Morte en stop - Le récit

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