
Une histoire complètement folle ! L’enlèvement en 1975 à Paris, du patron de la maison de disque Phonogram, Louis Hazan, qui va se terminer par l’arrestation d’une bande de pieds nickelés !... Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Europe 1 Pour commenter son histoire du jour, Christophe Ondelat reçoit un invité, acteur direct de son récit. Et qui de mieux pour débriefer cette histoire que Claude Cances lui-même ? Claude Cances vous avez été 35 ans, ou 36 qu'à des Orfèvres, jusqu'à en être le patron.
Et c'est du livre que vous avez écrit avec votre adjoint de toujours, Jean-Pierre Biraud, l'affaire Hazan aux éditions Mareuil, que j'ai évidemment tiré cette histoire. Et d'ailleurs, j'en profite pour dire que votre livre regorge de détails et que je n'ai pas pu tout reprendre.
C'est une mine d'or pour qui s'intéresse à ce qu'était, à l'époque, une enquête de police. Commençons par la fin, Claude Cancesse. Quelles étaient ou qu'avez-vous compris des motivations de ceux qui ont enlevé Louis Hazan et que j'appelle une bande de pieds nickelés ?
Enlever un juif ? Vraiment ? – Absolument pas. La motivation, c'était l'appât du gain, tout simplement. – Comme toujours. – Comme toujours.
– Les 15 millions. – Alors vous avez employé une expression, vous allez tirer peut-être de mon livre, qui est vrai, des pieds n'éclés, parce que cette affaire est le point de départ d'une série d'enlèvements qui vont défrayer la chronique pendant quelques années
et qui se terminera par l'affaire en pain. Et il se trouve que si cette équipe-là, ces pieds n'éclés, par la suite, C'est la fine fleur du banditisme français qui va les... Qui va complier !
Voilà. Quand on revoit cette époque-là, on se dit encore un coup de chapeau à Pierre Otavie, le patron de la crime. À cette époque-là, l'enlèvement avec demande de rançon des grands patrons en Italie
était devenu une industrie. Non seulement les rançons étaient payées la plupart du temps par les familles à l'insu de la police, mais une fois sur deux, on retrouvait un cadavre. et Pierre Otavioli, quand on connaît le personnage
a fait passer ce message très fort à sa double hiérarchie administrative
donc ministère intérieur et judiciaire, le procureur de la République si on sait dès maintenant c'est fini, on se retrouvera
dans la même situation que nos collègues italiens. Donc au départ son idée est de leur sauter dessus ? On ne paye pas, on intervient
au moment de la remise de rençons et toutes les affaires qui ont suivi l'affaire Hazan, jusqu'à l'affaire Ampin, se sont toutes bien terminées.
Parce qu'ils ont utilisé cette méthode. Les rançons n'ont pas été versées, à l'exception d'une, mais elle a été retrouvée par la suite au cours d'enquête.
Les malfaiteurs, ce qui est le plus important, ont été arrêtés et condamnés. Oui, bien sûr, et l'otage est vivant.
Alors, on reviendra sur l'opération plus tard. J'adore l'expression de Brunini quand il dit « moi je suis un homme de gauche, Mais comme je refusais de porter préjudice à des hommes de gauche,
j'ai recruté des hommes de droite. Parce que c'était vraiment des néo-nazis, ces galins. Quand même. Ah, ils appartenaient au mouvement des partis des forces nouvelles,
qui était un mouvement d'extrême droite. C'était incontestable. Je ne suis pas convaincu que les frères... Pêche.
...étaient vraiment des moteurs au sein de ce mouvement. mais enfin ils appartenaient à cette mouvance Quand Brunini dit qu'Azon a été bien traité
est-ce que c'est vrai ? C'est vrai, il nous l'a dit, vous savez à un moment donné, vous avez lu ça dans le livre
les malfaiteurs et Brunini en premier ont essayé de convaincre le juge que c'était un auto-enlèvement c'était tout à fait bidon
Ça a toujours été un argument ça parce qu'on le retrouve chez le baron en pain cette idée que pour récupérer du pognon de leur boîte les types se font autant enlever.
Ils sont complices. Quand on connaît le personnage, et Louis Hazan, je l'ai vu jusqu'à quelques mois avant sa mort. Ah oui, vous gardez des contacts comme ça ?
J'avais gardé des contacts. Quand mon premier livre est sorti, je n'avais pas pensé à le lui envoyer, mais il avait acheté et il m'avait envoyé
un petit mot en me disant j'aimerais bien vous voir. Et par la suite, chaque fois que je sortais un livre, j'allais le voir. C'était un personnage. Il revivait encore avec cette affaire.
Il avait plaisir à me voir. Pour trouver quelqu'un qui savait ce qu'il avait vécu. Voilà, et surtout, il tenait à rendre hommage
au flic, et en particulier celui qui venait, Pierre Ottavioli. Qu'est-ce que ça voulait dire, finalement, on vient pour le solde ?
Alors ça, ça a été toujours... Un mystère, hein ? Un mystère, parce que vous l'avez très bien dit, cette affaire des croqueries n'a pas été
solutionnée. C'est-à-dire que les opérations antérieures n'étaient pas forcément liées à ce que on voit. En tout cas, on n'a pas la preuve.
On n'a pas. On n'a pas la preuve. Si on reprend, Claude Cancès, l'histoire au début, on voit que, comme dans d'autres affaires d'enlèvement,
il y a la tentation de la famille et de l'entreprise de négocier directement sans passer par la police. Ça n'était le cas cette fois-là aussi. Ce qui est humain.
Au tout départ, très vite, vous avez cité les deux réunions qui se sont tenues chez le grand patron, Philippe Meillachem Négrès. il a compris, lui, tout de suite, qu'il fallait faire confiance
à la police. Mais pourquoi est-ce que les familles au début veulent essayer de régler ça tout seuls ? Eh bien, la crainte de... Que l'automne soit tuée.
Eh oui, c'est ça. Il y a un moment que vous racontez dans le livre, c'est au moment où vous arrêtez les frères Pech, les deux.
Madame Azan pique une grosse colère le soir même à l'espèce de réunion que vous tenez tous les soirs. Elle vous accuse d'avoir mis en danger son mari.
Ça a été un petit miracle pendant cinq jours. Les médias, vous étiez au courant, mais pas de fuite.
Pas de fuite. Ça aujourd'hui, ça n'existerait pas, ça. Pourquoi il n'y avait pas de fuite, d'ailleurs ? Parce que c'était des potes, tous les journalistes,
qui couvraient ça. Et donc, vous leur avez dit... Oui, il y avait au 36 un bureau où vous aviez des collègues à vous, la FP,
les figaro... Qui attendaient, donc on pouvait leur dire... Ne dites rien. Oui, bien sûr.
Mais le jour où il y a l'arrestation des frères, là... Ça ne peut pas ne pas sortir.
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